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Publié le: 10.03.2026

Gouvernance : le mot qu’on évite… à tort

Dans les projets de transformation, il y a des mots qui font lever les yeux au ciel. “Gouvernance” en fait partie. On l’associe souvent à des comités à rallonge, des PowerPoint sans fin, des validations multiples, des circuits lourds. Et pourtant. Dans les projets SAP, dans les changements de logiciels hospitaliers, dans les programmes de transformation IT en général, la gouvernance n’est pas un luxe. C’est une condition de réussite. La vraie question Pourquoi tant de projets ralentissent… alors que tout le monde est compétent et motivé ?

Le problème : quand la gouvernance est floue

Chez Sapristic, nous intervenons souvent dans des contextes où :

    • Les rôles ne sont pas clairement définis
    • Les responsabilités se chevauchent
    • Les décisions sont repoussées
    • Les arbitrages se font dans l’urgence

Sur le papier, tout le monde “est impliqué”. En réalité, personne ne sait exactement qui décide quoi, à quel moment, sur quel périmètre. Et c’est là que les frictions apparaissent.

Les causes

Dans les projets complexes, la gouvernance devient fragile pour plusieurs raisons :

  • Une organisation héritée de l’historique et non adaptée au projet
  • Une confusion entre expertise métier et pouvoir décisionnel
  • Un sponsor peu visible ou trop opérationnel
  • L’absence d’instances clairement structurées (comité stratégique, comité projet, comité technique)

On compense souvent par plus de réunions. Mais plus de réunions ne veut pas dire plus de clarté.

Les impacts

Une gouvernance floue produit des effets très concrets :

  • Décisions retardées
  • Rework technique
  • Arbitrages tardifs sur le scope
  • Frustration des équipes
  • Perte de confiance côté métier

Dans un projet de digitalisation, chaque semaine d’indécision peut avoir un impact direct sur le planning, les budgets et la mobilisation des ressources. La gouvernance n’est donc pas un sujet “organisationnel”. C’est un levier de performance.

Mais il y a des solutions

La bonne nouvelle : la gouvernance n’a pas besoin d’être lourde pour être efficace. Chez Sapristic, nous travaillons sur des principes simples :

Clarifier les rôles

Qui décide ? Qui recommande ? Qui exécute ? Qui est informé ? Un RACI bien construit vaut mieux que dix réunions.

Structurer les instances

Chaque niveau a son espace :

  • Stratégique
  • Tactique
  • Opérationnel

Pas de mélange des genres. Pas de décisions stratégiques dans un comité technique.

Définir des règles d’arbitrage

Quand il y a désaccord, que se passe-t-il ? Qui tranche ? Sous quel délai ? Un projet respire quand les règles sont connues à l’avance.

Adapter la gouvernance au contexte

Un programme multi-sites international ne se pilote pas comme un projet local. La gouvernance doit être proportionnée, pas standardisée par réflexe.

La gouvernance, ce n’est pas que du contrôle

C’est surtout de la lisibilité. Quand chacun comprend :

  • son rôle,
  • son périmètre,
  • ses marges de décision,

les tensions diminuent et la vitesse augmente. Dans les projets SAP et de transformation digitale, la performance ne vient pas uniquement de la technologie. Elle vient de la capacité de l’organisation à décider clairement et au bon niveau.

Un mot pour la route

La gouvernance n’est pas un frein. Elle devient un frein quand elle est mal pensée. Bien structurée, elle :

  • accélère les décisions
  • réduit les frictions
  • sécurise les transformations
  • renforce la confiance entre IT et métier

Chez Sapristic, nous ne faisons pas “juste” du SAP. Nous intervenons là où l’organisation, la technologie et la décision se rencontrent. Et souvent, la différence entre un projet qui survit… et un projet qui réussit durablement, tient à un mot qu’on évite encore trop : Gouvernance.